De l'importance de la formulation

– Je me demandais si vous auriez pu m’aider.

 

– Oh là, quelle formulation…

 

– Quoi ?

 

– « Je me demandais si vous auriez pu m’aider » : un imparfait et un conditionnel passé. On a l’impression que vous avez déjà renoncé.

 

– Qu’est-ce que j’aurais dû dire ?

 

– Par exemple : « Je me demande si vous pouvez m’aider ».

 

– Ah…

 

– Le présent et l’indicatif sont déjà plus convaincants. Mais on peut faire mieux. Vous ne voyez pas ?

 

– Euh… Je me demande si… vous allez m’aider ?

 

– Excellente idée. « allez », je n’y avais pas pensé. Mais pourquoi vous demandez-vous ? « Je me demande », on s’en fout. Posez-moi la question, franco.

 

– Je…

 

– Pas je.

 

– Vous… Vous pouvez… Pouvez-vous m’aider ?

 

– Voilà. Beaucoup mieux. Ou, comme vous le suggériez, « Allez-vous m’aider ? ».

 

– Ou alors… Quand allez-vous m’aider ?

 

– Génial ! Vous y êtes. Vous voyez que ça compte, la formulation. Si nous travaillons ensemble, vous vous en apercevrez. Et votre vie va changer.

 

 

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