Dernières réalisations


Un même soleil pour deux pays
de Hayarpi Saint-Jal Hovhannisyan

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« Dans les années 1980, l’Arménie était encore sous domination soviétique. On peut voir, non sans raisons, cette époque comme une période noire. Certes, il fallait réserver chaque sou aux besoins de base, que nous avions parfois du mal à satisfaire, en termes d’habillement notamment. Mais je dois dire qu’en Arménie les magasins étaient à peu près achalandés. De plus, l’éducation scolaire était gratuite, d’une qualité correcte, et il y avait du travail pour tous. Certes, le pays manquait de gaieté, tout le monde était habillé de noir. La fête du travail était le seul moment où les gens faisaient la fête, dansaient, chantaient, riaient. Avant de retourner sans plaisir à leurs occupations répétitives ».

Hayarpi Saint-Jal Hovhannisyan, née en 1982 dans la capitale arménienne, a quitté son pays une première fois en 2002 pour les États-Unis, une deuxième fois en 2004 pour la France. C’est dans ce dernier pays qu’elle a rencontré celui qui est devenu son mari et avec qui elle a aujourd’hui deux enfants.
En racontant son histoire dans ce livre, elle nous offre un voyage passionnant d’une culture à une autre et nous permet de participer un peu à sa belle aventure.


« Je serai heureuse si ce livre peut aider certaines filles à briser leurs chaînes et à sortir des routes qu’on avait tracées pour elles. Qu’elles sachent que l’on peut s’émanciper. Chaque expérience est unique. La mienne n’est pas un modèle, mais elle peut être une stimulation pour aider celles qui le souhaitent à trouver leur voie et à prendre leur vie en mains ».


La terre du plateau
de René Bordes

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« La vie n’a pas été facile, pas toujours été drôle, mais il y a eu de bons moments et j’ai la chance d’être très bien entouré. Et puis j’ai aimé mon travail et j’ai aimé la terre où le hasard m’avait fait naître. On ne restait pas au lit le matin, il fallait sortir, même si nous nous étions couchés tard. Peut-être que le secret du bien-être est celui-là : aimer ce que l’on fait là où on le fait. Savoir se contenter de ce que l’on a. Nous avions peu, mais cela nous suffisait. Parfois, quand nous étions en visite chez des voisins, on me donnait un sucre : eh bien c’était un délicieux goûter. Quant au morceau de pain que nous accordait le sacristain les jours de messe, il était aussi bon qu’une vraie brioche. Et la chose la plus indispensable à un repas pour moi, c’est la soupe ».

Né en 1929 au Vauret, commune de Mercoeur en Corrèze, René Bordes a parcouru et travaillé la terre de Xaintrie pendant plus de 60 ans. Dans ce récit, il nous montre ce qu’était l’existence d’un paysan dans le Sud-Ouest de la France au XXe siècle. Aujourd’hui installé à Argentat, il coule des jours paisibles avec la compagne qui partage sa vie.


Georges Bonnac (1903 – 1945)
de Gilberte Bonnac-Lasserre

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« Vous appartenez à ma famille ;
… Au camarade résistant absent ;
… Il est aujourd’hui parmi nous ;
… Pour vous, je serai un frère, et une seconde famille, comme je l’étais pour lui ;
… L’amitié que j’avais pour Georges vous est acquise et au-delà à vous et Gilberte ;
… Continuer comme nous le faisons, c’est chaque jour penser à Georges ;
… Georges Bonnac, mon ami Mort pour la France ;
… Grâce à lui, nous sommes là, nous n’oublierons pas pourquoi il est mort et son sacrifice ne sera pas vain ;
… Georges Bonnac (Canevas, Brasseur, Bourgeois, Bernadet) fut une des plus grandes et plus nobles figures de la résistance bordelaise et girondine ».

Par-delà les hommages, j’ai voulu savoir ce qu’avait accompli celui qui était mon père. Il est bien tard, certes, et je n’ai disposé d’aucun témoignage direct pour raconter ses actions. Néanmoins, en rassemblant mes souvenirs et en consultant ce que j’ai trouvé sur le sujet, j’ai pu retracer les grandes lignes de son parcours de syndicaliste et de résistant ; en rappelant aussi quel homme bon il était dans la vie et quelles valeurs il m’a transmises.

Gilberte Bonnac-Lasserre, fille de Georges Bonnac.


Au bout de la ligne du tram : Un long voyage
de André Roubert

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« Mon voyage entre Le Chambon-Feugerolles et Saint-Étienne a suivi quelques détours. Il a été long et m’a permis de voir beaucoup de choses. J’ai essayé d’en rapporter ici quelques échos. Par chance, le voyage n’est pas encore fini. Chaque matin, je vais acheter le journal au Django, le bar-tabac du coin. Quand il y a besoin, je vais faire des courses au Lidl. Sur la place, je rencontrais souvent MM. Maillavin et Courbon, avec lesquels je parlais de Saint-Étienne ou de politique. Avec le syndic, M. Marsola, qui avait dirigé un club de foot à Saint-Chamond, nous refaisions les matchs du dimanche. Hélas, tous les trois sont morts dernièrement. De temps en temps, avec Galot, le boucher, lui bien vivant, nous critiquons les choix de Galtier, l’entraîneur des Verts, ou applaudissons les arrêts de Ruffier, le gardien… »

Il n’y a que 10 km entre Firminy et Saint-Étienne, entre 1928 et 2016. Cette proximité est trompeuse : André Roubert ne s’est pas contenté de rester les deux pieds dans les mêmes
brodequins. Même s’il est toujours revenu près du tram et de l’eau noire de l’Ondaine, il a beaucoup bougé, vu et travaillé à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de l’Hexagone. C’est donc un parcours et un regard intéressants qu’il nous propose dans ce récit à caractère autobiographique.

André Roubert, né en 1928, vit à Saint-Étienne. Chaque jour, il descend sur la place parler avec des Stéphanois, le long de la ligne du tram.


Vivre et travailler au pays
de Bernadette Mompéchin

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« … Je tiens à rappeler que l’enfant de la vallée de la Dordogne que je suis a pu continuer à aimer la nature, comme au temps de ses jeunes années. Ma rencontre avec André m’a permis de vivre heureuse à la campagne, d’autant plus que nos enfants et petits-enfants ne sont pas loin de nous. Ma vocation d’institutrice a pu se concrétiser, et même se prolonger avec la ferme pédagogique. Ainsi, j’ai eu la chance d’évoluer en accord avec mes désirs et affinités. Si les lecteurs trouvent dans ces pages l’authenticité d’un récit, des sensibilités à partager, des raisons d’aimer la campagne, et pourquoi pas d’y vivre, j’en serai très heureuse. » Ce livre passe en revue un siècle d’évolutions au sein d’une famille du Sud de la Corrèze, aux confins du Lot et du Cantal. De la Première Guerre mondiale aux XXIe siècle, des boeufs de labour aux puissants chevaux vapeur, de Bassignac-le-Bas à Camps-Saint-Mathurin en passant par Beaulieu et Argentat, 4 et même 5 générations se succèdent au fil de ces pages aussi intéressantes qu’instructives. Où l’on apprend que « vivre et travailler au pays » est une chance qui doit beaucoup à la persévérance, et un bonheur qui se mérite. Bernadette Mompéchin, enseignante en retraite, exploitante avec son mari et son fils de la ferme pédagogique de La Bitarelle, est au coeur de cette histoire qu’elle raconte avec autant de précisions que de convictions.


Des mots pour le dire
Paroles d’Anciens du canton de La Roche-Canillac

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« Ces hauteurs sur la vallée du Doustre, cette pureté austère, ces murs de granit, ils ont forgé des natures généreuses, des caractères solides. Ils ont favorisé des modes de vie propices à l’équilibre. L’équilibre, c’est à la fois la joie de vivre et la force. Oui, ils sont forts ces aînés du canton de La Roche-Canillac. Non seulement ils ont pour la plupart une bonne résistance physique, mais en plus ils ont de la malice, du bon sens, de l’enthousiasme, de la générosité. Et l’âge ? Le temps qui passe, s’il abîme les corps, semble bonifier les esprits. Il donne plus de légèreté, d’intelligence, de charme. Tous ont des soucis liés à la santé qui faiblit : difficultés de se déplacer, douleurs, baisse de la vue et de l’audition, organes défectueux. Chacun a sa croix, plus ou moins lourde. Pourtant, ils ne se plaignent pas. Au contraire, ils sourient. Ils savent apprécier un mot, une rencontre, une histoire, une après-midi. » Ce recueil de mémoires est issu d’un travail en ateliers effectué à Espagnac et Marcillac-la-Croisille au cours de l’année 2009, initié par Jean-Louis Bachellerie, maire de Marcillac et conseiller général du canton de La Roche-Canillac, à la suite d’un appel à projet proposé par le Conseil Général de la Corrèze. « Antoine : c’est vite passé une vie d’homme… – Oh là ! dit Jean. – Eh oui, dit Fernand ».


Pourquoi ils ont tué tonton Jérôme
de Pascal Relet

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« 12 novembre 1975 : notre fils cadet Anthony, âgé de 5 ans, meurt dans des conditions dramatiques et incompréhensibles.
17 septembre 1976 : notre fils Jérôme naît à Paimbœuf ; il est pour nous la réincarnation de son frère disparu, le moyen de continuer à vivre.
22 décembre 2006 : à 21 heures 05, le téléphone sonne alors que nous gardons deux de nos petites-filles. La femme de Jérôme nous annonce que notre fils est mort, tué dans un accident, alors qu’il allait la chercher à son travail.
Ce nouveau drame annonçait de longs et douloureux lendemains. Nous ne savions pas à quel point… »
C’est un témoignage aussi éclairant que bouleversant que livre ici Pascal Relet, père de Jérôme et Anthony. Une plongée sidérante au cœur de la délinquance routière banalisée, entérinée, acceptée. Quand le mépris remplace le soutien, et que le coupable bénéficie de plus d’égards que la victime. Ça se passe ici et aujourd’hui.
« Nos larmes coulent chaque soir au crépuscule, à l’abri des regards, dans le silence froid et pesant que nous partageons avec nos fils Jérôme et Anthony, tous deux réunis à jamais, là-bas, au bout de l’allée des ifs ».
Pascal et Colette.



Déporté à Mauthausen
de Roger Gouffault

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

… Les deux parties principales de ce livre sont consacrées l’une au camp principal de Mauthausen, en Autriche, où je suis resté entre la fin août et la fin décembre 1943, l’autre au camp satellite d’Ebensee, où je fus envoyé en janvier 1944 et libéré en mai 1945. Je rappelle auparavant dans quelles conditions j’ai grandi, et comment, parce que mon père est mort des suites de la guerre de 1914-1918 et que ma mère, mon frère et moi avons dû affronter la misère pendant les années 1930, se sont forgés ma conscience et mon caractère. J’évoque aussi mon action de résistance dès l’arrivée des Allemands à Paris, puis les méthodes et les geôles de la police française sous l’Occupation. Après les deux grands chapitres consacrés à la déportation, je montre les difficultés du retour en France, et notamment l’incrédulité que l’on nous opposait dans la France des années 1940 et 1950 quand nous voulions raconter ce que nous avions vécu. Je termine ce livre par mon action pour la mémoire de la déportation, entreprise dès après-guerre, intensifiée à partir de 1955 et jamais arrêtée depuis… Après son premier livre Quand l’homme sera-t-il humain ?, Roger Gouffault revient ici en détails sur son enfer concentrationnaire, au moment où sort un film qui retrace le parcours de celui qui fut pour les Allemands le matricule 34534 et pour ses codétenus « le petit Roger ».


Postures entre 4 murs
de Hélène Davin-Gory

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« … chacun peut profiter des épreuves que la vie lui impose pour se délester de ce qui le gêne et revenir à l’essentiel. Il me semble en outre que ce livre peut contribuer à changer le regard que les gens ont, dans leur grande majorité, sur la prison. Quand j’accueille dans mon cours ces « voyous », ces « criminels », ces « délinquants », je tombe la plupart du temps sur des individus en grande souffrance. Qui n’ont souvent pas conscience qu’ils peuvent faire quelque chose sur eux-mêmes, prendre du recul par rapport à leur parcours et à leur comportement. Or, j’ai vu au cours de ces années la faculté de transformation des hommes à partir du moment où l’on s’intéresse à eux. Quand on peut poser les problèmes, parler, suivre, accompagner, les progrès sont formidables ». Cela fait trente ans qu’Hélène Davin-Gory enseigne le yoga, vingt-deux ans qu’elle l’enseigne en prison. Son expérience du « dedans » et du « dehors », comme on dit derrière les barreaux, est unique. Son témoignage est d’autant plus intéressant qu’elle l’assortit de fortes références spirituelles d’une part, de nombreuses paroles de détenus d’autre part. Ceux qui liront cet ouvrage apprendront beaucoup sur le yoga, beaucoup sur la prison, et beaucoup sur leurs propres capacités de transformation.


Honte à ceux qui maltraitent femmes et enfants
de Angélina Fayard

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« Nous étions bien, tous les trois à Meyssac, jusqu’à ce que je découvre que mon fils était victime d’actes horribles, commis par un homme “au-dessus de tout soupçon” »… Angélina Fayard n’a jamais eu la vie facile, mais elle était arrivée à s’en sortir. Jeune maman, mère de deux enfants, elle avait retrouvé une maison, un emploi, une stabilité. Et puis, une nouvelle épreuve est arrivée. Terrible épreuve, pour elle et pour son fils, qui allait entraîner de nouvelles souffrances et lui faire découvrir le rôle de la presse, le monde de la justice, la lâcheté d’un village, la bonté de quelques hommes et femmes. C’est son histoire qu’elle a voulu raconter dans ce livre. Une histoire vraie.


Les louis d'or de la Vilou
de Jean-Louis Sol

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

« En mémoire de Didier et en pensant à ses enfants lorsqu’ils seront plus grands, j’ai mis quelques bouts d’existences sur ces feuilles imprimées et brochées. J’ai tâché de montrer le lien entre toutes. Ce faisant, je me suis rendu compte que j’obéissais aux deux mêmes raisons qui motivent tous mes actes : préserver ce qui est cher à mon cœur et essayer de faire quelque chose de beau ». C’est l’absence de son frère et la présence de ses neveux qui ont conduit Jean-Louis Sol à écrire. Écrire pour être utile et servir ceux qu’on aime. « Et puis il y a l’envie tout simplement, l’envie de raconter, pour moi et pour ceux qui le voudront bien, des histoires et des rencontres. Les hommes et les femmes, l’art, le travail, la nature, les paysages, les civilisations, le passé, le présent et le futur, tout cela m’intéresse, me passionne souvent. La vie est dure, mais je l’aime. Je l’aime tant que j’aimerais en vivre mille, que je voudrais 48 heures dans une journée, que je cours toujours pour attraper ce temps que je ne veux pas laisser échapper ! » À l’écriture devoir, s’est ajoutée l’écriture plaisir. Plaisir de parler, de raconter, de retrouver. Au final, un récit plein de vie, de vies devrait-on dire, et d’émotions. Et une vérité : « Écrire m’a permis de voir ce qui venait de ma famille : l’essentiel ».



Marie du fond du cœur
de Monique Massalve

Pierre-Yves Roubert - Les mots qui gagnent - Brive

C’est l’histoire d’une petite fille, Marie, née en Corrèze à la fin de l’été 1930. Son destin ne paraissait avoir rien d’exceptionnel. De fait, il n’y eut rien de très marquant dans sa vie, si ce n’est qu’elle fut exploitée et bafouée par la personne qu’elle aimait le plus au monde. Ballottée dans sa plus tendre enfance, entre un père et une mère souvent absents, elle ne bénéficia pas de l’affection indispensable à tout enfant. Elle fut en quelque sorte victime des grandes migrations ; beaucoup de jeunes adultes, tels Georges et Louise, quittaient leur village et leur pays d’origine pour une vie plus aisée dans la capitale. Mais Dieu veillait sur Marie. Il lui envoya deux merveilleux rayons de soleil, sur le déclin certes, mais tellement forts. Le soutien, la protection et la tendresse dont elle avait cruellement besoin lui furent donnés sans compter par Parrain et Mémé, ses grands-parents maternels. À leur côté, elle apprit les beautés de la nature et la rudesse de la vie à la campagne. Marie vécut aux champs, sous les arbres, et dans les fermes. Il y eut aussi l’école, celle de la ville et celle de la campagne. Puis la guerre, l’exode, l’Occupation, les privations, la Libération. L’amitié aussi, rare, difficile, mais ô combien précieuse. L’amour enfin, les premières recherches et la rencontre qui scelle un avenir. À travers le parcours de Marie, de sa naissance à son mariage, Monique Massalve sait faire revivre ces années 30 et 40 à la campagne, qui constituent l’héritage incontournable de tout descendant de paysans français. C’est avec une sensibilité unique, et une fraîcheur toute enfantine, qu’elle anime les personnages pittoresques de cette terre aux confins du Limousin et du Quercy. Son texte, hymne à l’amour émaillé de savoureux dialogues, se lit comme on ramasse une poignée de châtaignes, ou comme on découvre un bouquet de cèpes cachés dans les sous-bois.